David Hitchcock

David HitschcockDavid Hitchcock est né en 1963 dans un petit village du Derbyshire, vers le centre de l’Angleterre. À l’âge de sept ans, il lit son 1er comic de Marvel, une réédition britannique de The Avenger, avec une couverture de Jack Kirby qui l’avait transcendé à l’époque… et continue aujourd’hui. C’est cette œuvre qui le poussa à dessiner.

Vers la fin des années 1970, avec la sortie de Star Wars, le monde était fou de science-fiction. Il commença donc à dessiner ses propres histoires de Star Wars, Man From Atlantis ou encore Space 1999. Malheureusement, il ne dessina que quelques pages de chaque. Il créa ensuite son propre super-héros, Mr Meteor, qui avait le pouvoir des météores.

Au début des années 1990, il cherche à créer quelque chose de nouveau, d’inédit dans le monde des comics. C’est ainsi que naîtra Spirit of the Highwayman, que David auto-publiera. Cet ouvrage est aujourd’hui très difficile à trouver.

N’étant pas dessinateur de comics à temps plein, il travaille en temps qu’artiste éditorial pour le Derby Telegraph, produisant cartes locales, montages, dessins simples, illustrations, publicités, etc. pour le journal et son site web, ou pour des publications associées. La diversité de ces tâches le motive, et cet emploi a une influence sur sa carrière de dessinateur : comme pour la plupart des métiers relatifs à la presse, les deadlines sont très courtes et doivent être respectées. David Hitchcock essaye de faire la même chose chez lui, en se créant un calendrier et en le respectant le plus possible.

Il reçut deux récompenses nationales pour avoir créé des campagnes publicitaires à succès pour le journal qui l’emploie, mais la récompense dont il est le plus fier est sans aucun doute l’Eagle Award qu’il reçut en 2005 pour Springheeled Jack.

Il qualifie lui-même son style de ”gothique victorien”. Cette période assez sombre, précurseure des temps modernes l’inspire plus que les constructions d’aujourd’hui. Il adorerait se déplacer en calèche plutôt qu’en voiture, et est d’ailleurs lui-même bon cavalier. C’est donc principalement dans le XIXe siècle qu’il trouve ses sujets pour ses histoires, comme en témoignent ses œuvres Whitechapel Freak ou bien sûr Springheeled Jack. L’origine de ses histoires sont des faits réels ou fictifs très vagues, auxquels il apporte une touche personnelle. Ainsi, Whitechapel Freak retrace le mythe de Jack l’Eventreur, affaire toujours non résolue, en la rendant plus effrayante et en lui apportant une fin inattendue.

Il admire beaucoup d’artistes du monde entier, de Jack Kirby à Simon Bisley (qui a d’ailleurs réalisé des couvertures pour Whitechapel Freak et Springheeled Jack), Charles Vess, Brian Bolland, James Jean,… Aussi beaucoup d’artistes européens, comme Schuitten, Guardino, Toppi, mais son artiste favori, maître selon lui de l’ère victorienne, reste Arthur Rackham, qui donna son nom au personnage principal de Springheeled Jack.

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